Aucun gouvernement ne mettra les bikers à genoux
Noscombats
La fédé ne touche aucune subvention et n'a aucun lien avec le gouvernement. Cette indépendance lui donne une liberté totale : celle de dire non, et de proposer.
Rouler sur une moto qui nous ressemble
C'est notre combat fondateur. En France, on peut accessoiriser une moto, mais presque jamais toucher à sa structure.
Un artisan français qui transforme une moto en France peut la vendre chez nos voisins, mais pas en France. Un artisan allemand peut vendre la sienne des deux côtés du Rhin. Sans cadre légal, c'est la disparition programmée de nos préparateurs, et avec eux d'un art de vivre.
Ce que nous demandons
- un cadre légal pour les motos modifiées : cartes grises et assurances ;
- une autorisation française sur le modèle du TÜV allemand, qui reconnaisse enfin les acteurs de la custom culture ;
- l'harmonisation européenne des pièces aux normes CE et TÜV, et leur autorisation en France ;
- une homologation simple, rapide et peu coûteuse, avec la Fédération Française des Véhicules Modifiés ;
- un Registre National des Véhicules Modifiés délivrant une carte grise « moto modifiée » ;
- l'inscription de la Kustom Kulture française au patrimoine culturel immatériel.
La voie parlementaire
Dès 2017, la fédé crée le GREAPA, groupe de réflexion parlementaire des Bikers de France, avec un député et un avocat international, pour inscrire au Parlement une loi sur les véhicules modifiés.
En 2019, une lettre ouverte au Président de la République. En 2022, une pétition au Sénat. En 2023, un projet de proposition de loi en faveur de la moto modifiée et de nos artisans, travaillé avec des parlementaires.
La lutte, même diplomatique, est un sport d'équipe.
C'est toujours non au contrôle technique
Nous n'avons jamais refusé la sécurité routière. Nous refusons une mesure inutile, injuste et coûteuse.
La défaillance mécanique ne joue qu'un rôle marginal dans les accidents de deux-roues, loin derrière l'état des routes et le comportement des autres usagers. Le dossier est ouvert depuis 2014 ; pendant des années, les gouvernements successifs ont promis, puis tenté de passer en force en plein mois d'août 2021.
Et derrière le contrôle, il y a un enjeu direct pour notre culture : une moto modifiée risque de ne plus passer, et le marché de l'occasion de s'effondrer, au détriment de nos artisans.
Six appels à descendre dans la rue
- 12 février 2020Manifestation nationale.
- 24 avril 2021Manifestation nationale.
- 2 octobre 2021Soulèvement national contre le décret du 9 août : « soyons 2 millions de motards dans la rue ».
- 12 mars 2022Une quinzaine de villes, de Lille à Pau, de Strasbourg à Rennes. Non au contrôle technique, non aux ZFE.
- 5 novembre 2022Manifestation nationale, avant d'être reçus au ministère.
- 22 avril 2023Manifestation nationale contre le contrôle technique moto.
La rue est à nous
Paris, Bordeaux, Rennes, Bourges, Lille, Toulouse : quand la fédé appelle, les bécanes descendent dans la rue. Des centaines de motos sur le périphérique, devant l'Opéra, devant l'Hôtel de Ville.







Nos affiches de combat
Des appels qui ont fait le tour de France, relayés par des milliers de bikers.









Dans la rue et dans les ministères
Nous savons que les combats se gagnent dans la rue, mais aussi sur les bancs de l'Assemblée nationale. En novembre 2022, la fédé obtient que le contrôle technique moto soit abordé en question au gouvernement, puis elle est reçue au ministère de la Transition écologique. En décembre 2022, elle est reçue par le ministre délégué aux Transports, Clément Beaune.
À chaque fois, le même message : non au contrôle technique moto, et les motards n'ont pas à payer l'inaction des gouvernements successifs depuis la directive européenne.
La même année, la fédé écrit au Président de la République une lettre ouverte sur le modèle du « J'accuse… ! » de Zola. Elle y rend l'État responsable de huit années de passivité (2014-2022) et dénonce le poids des lobbys du contrôle technique sur la décision européenne.
Solidaires avec toutes les associations
Le retrait du décret d'août 2021 a été une victoire collective de toutes les associations de défense des deux-roues. Personne ne peut se prévaloir d'en être le seul artisan.
C'est pourquoi la fédé appelle à la solidarité entre toutes les associations, et manifeste aux côtés des antennes locales de la FFMC. Sur nos affiches de l'été, les deux logos côte à côte : « Notre liberté passera par le combat ».
ZFE : les zones de forte exclusion
Les bikers et les motards sont comme tout le monde : ils rêvent d'une planète propre. Mais ils refusent d'être pris en otage au nom d'un dogmatisme écologique.
Généralisées par la loi Climat, les zones à faibles émissions vont interdire à une grande partie des Français de rejoindre les villes avec leur véhicule. Selon l'endroit où tu habites, tu n'as plus la même liberté de circuler : c'est une rupture du principe d'égalité inscrit au fronton de ta mairie.
Les ZFE créent de fait un délit de pauvreté. Tout le monde n'a pas les moyens de jeter en deux ans un moteur qui fonctionne pour un scooter électrique, même avec une prime. Aujourd'hui ce sont les bikers qui alertent ; demain ce seront les routiers, les ambulanciers, les livreurs, les artisans.
Pourtant le deux-roues désengorge le trafic et occupe une fraction de la place d'une voiture. L'exclure des villes, c'est sanctionner une solution en croyant régler un problème.
Notre manifeste contre les ZFE
Nous demandons un moratoire sur toutes les restrictions de circulation avec nos véhicules personnels.
Au nom de notre engagement citoyen, nous demandons à être consultés pour toutes les décisions politiques concernant les ZFE.
En 2022, la fédé attaque la ZFE de Toulouse devant le tribunal administratif, aux côtés d'une association motarde locale. Notre principe : celui qui veut rouler électrique doit pouvoir le faire, celui qui veut continuer en thermique aussi.

Le tout électrique n'est pas la solution
Oui, nous devons réfléchir à comment aider nos générations futures à survivre sur notre Terre. Mais la Fédération des Bikers de France ne considère pas que le tout électrique est l'unique solution.
Cette unique solution que l'on veut absolument nous vendre est peut-être une solution pour les centres-villes des grandes mégalopoles et pour les grosses sociétés qui devront poser des millions de kilomètres de câbles en cuivre sur tout le territoire, avec des contrats à plusieurs milliards d'euros (car finalement, tout cela n'est qu'une question de gros sous !), mais :
- Elle n'est pas la solution pour les pays pauvres qui se font piller les terres rares (métaux rares) indispensables à notre expansion écologique locale.
- Elle n'est pas la solution pour les pays pauvres qui recevront nos déchets électriques non recyclables, car pas assez rentables. Ils sont déjà la poubelle des pays riches, et le seront de plus en plus. Le véhicule électrique est recyclable à 60 %, le véhicule thermique à plus de 95 %.
- Elle n'est pas la solution si l'on prend en compte le bilan carbone complet, en incluant l'énergie grise nécessaire à la fabrication et au recyclage de ces nouveaux joujoux écolos.
- Elle n'est pas la solution pour les travailleurs précaires qui n'ont pas les moyens de se payer le dernier véhicule électrique à 50 000 €, et qui seront condamnés à s'entasser dans les bus ou les métros pendant des heures pour aller bosser.
- Elle n'est pas la solution pour celui qui n'aura pas les moyens d'amener son véhicule tout électrique chez un garagiste transformé en « dépannage informatique », dont l'intervention consistera à commander une nouvelle carte mère ou un nouvel écran pour ce PC roulant.
- Elle n'est pas la solution si tu veux faire 600 km sans passer par les autoroutes.
- Elle n'est pas la solution si tu veux éviter de t'arrêter à toutes les stations pour recharger, par crainte que la prochaine soit en panne.
Clairement, le tout électrique n'est pas une solution écologique globale et responsable.
La Fédération des Bikers de France prône un partage raisonné entre le thermique et l'électrique. Nous travaillons avec les professionnels sur les possibilités techniques de passer nos bécanes à l'éthanol, ou pourquoi pas en véhicule hybride avec une bascule laissée au choix du biker.
Si tu as des connaissances techniques, législatives ou réglementaires et que tu souhaites participer activement à faire avancer ce dossier, notre juriste sera ravie de travailler avec toi : Bureaufbf@gmail.com.
Unis, nous sommes plus forts.
Notre appel aux politiques
Le biker est, à l'heure actuelle, un être écologiquement et économiquement responsable. La preuve :
- Un poids électoralLes motards, hors scooters et mobylettes, représentent 1,3 million de voix aux élections, dont un quart de bikers.
- Des villes désengorgéesDeux motos pour une place de voiture, et des bouchons plus courts.
- La bécane plutôt que l'avionMême pour les 1 000 km qui le séparent de son lieu de vacances.
- L'économie localeSur son trajet, le biker s'arrête souvent, consomme local et fait connaître les villes et villages traversés.
- Les matières premières préservéesEn prenant soin de sa monture, il économise les ressources et fait vivre les petits artisans.
Et depuis 2016, notre doctrine : un objet a plusieurs vies. Il doit être utilisé, réutilisé, modifié, recyclé, amélioré. Le biker qui garde sa moto trente ans et la transmet à ses enfants pollue moins que celui qui en change tous les deux ans.
Ne jamais baisser la garde
Ne prenons pas pour acquis les combats remportés. Ce n'est pas parce qu'on a fait reculer le gilet fluo et suspendu le contrôle technique qu'on est à l'abri des lois liberticides et des logiques de lobbys.
En avril, la fédé lance sa mission « Radars de Pâques » : chaque biker imprime l'affiche de la fédé et la pose devant les radars de sa route, pour que la photo du radar porte notre message.
Depuis 2024, le combat se mène aussi devant les tribunaux : avocat spécialisé, recensement participatif des ralentisseurs non conformes, plaintes contre les aménagements dangereux pour les deux-roues.
Je ne suis pas un mouton. Je suis un biker de France et je défendrai ma liberté.
Le fil de nos combats
Des victoires collectives, des combats encore ouverts, et une règle : ne jamais lâcher.
- 2011-2012
Gilet fluoContre l'équipement rétro-réfléchissant obligatoire, annoncé en mai 2011 et imposé par un arrêté du 3 janvier 2012 : l'arrêté est abrogé le 18 décembre 2012, grâce à la mobilisation de tout le monde motard.
- 2017
Moto modifiéeCréation du GREAPA avec un député et un avocat, manifestation nationale du 22 octobre dans cinq villes.
- 2018
80 km/hEn avril, environ 1 500 motards à Toulouse contre l'abaissement de la vitesse, avec la FFMC, 40 Millions d'automobilistes et la Ligue de défense des conducteurs.
- 2019
ArtisansLettre ouverte au Président de la République et pétition pour la survie des artisans de la Kustom Kulture. Des députés reprennent nos propositions dans des questions écrites au gouvernement.
- 2020-2023
Contrôle techniqueSix appels nationaux à descendre dans la rue ; manifestation de Pau en avril 2021 avec la FFMC des Hautes-Pyrénées ; cortèges communs en Occitanie en 2022 et 2023.
- 2022
ZFE ToulouseLe 12 mars, avec The Templars on the Road, blocage de la rocade toulousaine et barbecue sur le périphérique ; recours au tribunal administratif le 20 avril.
- Depuis 2024
RoutesAvocat spécialisé et recensement participatif des ralentisseurs non conformes, pour des routes plus sûres pour les deux-roues.
Où en sont nos combats ?
Parce qu'une fédération sérieuse regarde ses résultats en face.
| Combat | Objectif | Où on en est |
|---|---|---|
| Gilet fluo | Empêcher le port obligatoire | Gagné en 2012, avec tout le monde motard |
| Moto modifiée | Carte grise « moto modifiée », TÜV à la française, RNVM | Combat fondateur toujours ouvert ; relancé en 2027 |
| Contrôle technique | Empêcher le CT obligatoire | En vigueur depuis 2024 ; recours rejetés par le Conseil d'État en 2025. On se bat pour qu'il n'aille pas plus loin |
| 80 km/h | Refuser l'abaissement généralisé | Mobilisations communes avec les autres associations |
| ZFE | Moratoire, exemptions, annulations | Fortes mobilisations ; recours de Toulouse et Pau clos en 2025 sans jugement au fond. Leçon retenue : une action juridique mieux suivie |
| Artisans et Kustom Kulture | Faire vivre et reconnaître nos métiers | Gala et Chevaliers, carte des pros, stands offerts, partenariats |
| Solidarité | Ne laisser personne seul | Fonds RIP, soutien juridique, assurance, partenariat avec l'association d'aide aux victimes AAVP |
Le prochain combat se gagnera avec toi
Chaque licence compte dans le rapport de force. Chaque présence dans la rue compte. Bats-toi pour tes droits ne doit pas être qu'un slogan sur un patch : il doit être ancré au fond de tes tripes.