La lettre au Président
2019 : lettre ouverte et pétition pour la survie des artisans de la Kustom Kulture, plus de 8 600 signatures.
Nos actions concrètes pour la défense de notre passion
Depuis 2010, la Fédération des Bikers de France se bat pour que nos bécanes, nos ateliers et nos savoir-faire aient un avenir. Pas avec des slogans : avec des actes.
Défendre la Kustom Kulture, ce n'est pas réclamer l'impunité sur la route. C'est construire un cadre qui permette de créer, de faire rouler légalement, d'assurer, d'enseigner et de transmettre. Et faire enfin reconnaître notre culture pour ce qu'elle est : un art.

Notre ambition
Une moto Kustom n'est pas un simple objet de passion : c'est une œuvre. Elle naît de mains qui forment le métal, soudent, usinent, peignent, gravent, cousent le cuir et donnent vie à une pièce unique.
Bobber, chopper, café racer, bagger, hot rod, moto d'époque ou projet contemporain : derrière chaque machine, il y a un atelier, un savoir-faire et une histoire. La FBF veut que ce travail soit reconnu par tous, comme on reconnaît l'ébénisterie, la ferronnerie d'art ou la sellerie de luxe : un patrimoine vivant, un métier d'art, une fierté française.
Notre combat : faire sortir la Kustom Kulture motorisée du cercle des initiés, la montrer au grand public, aux élus, aux écoles et aux musées, et donner envie à de jeunes mains d'apprendre ces gestes.
Seuls les actes comptent
Mobilisations, démarches auprès des élus, soutien aux artisans, distinctions, outils : voici ce que la fédé a porté depuis sa naissance.

L'excellence à la française
En 2015, la Fédération des Bikers de France a créé le Gala de la Kustom Kulture pour élever au rang de Chevalier les artisans et artistes les plus remarquables de la Kustom Kulture motorisée française.
Préparateurs, peintres, graveurs, selliers, tatoueurs, illustrateurs, auteurs : 56 Chevaliers ont été distingués, de Bagnolet à Sens, de Bourganeuf à Luxeuil-les-Bains, jusqu'à Noyers-sur-Cher pour la 8e édition en 2023. Le trophée, une roue à rayons dessinée par les fondateurs de la fédé, est fabriqué par un bijoutier lui-même Chevalier.
Être Chevalier, c'est plus qu'un titre : une reconnaissance par ses pairs, une place sur la « Main Street » offerte sur nos événements, une mise en avant auprès de toute la communauté. Le Gala est notre manière de dire haut et fort que ces artisans sont des artistes.
Sans artisans, plus de Kustom Kulture
Soudeurs, préparateurs, tourneurs-fraiseurs, peintres, aérographes, selliers, graveurs, mécaniciens : ce sont souvent des indépendants et de petites entreprises. Leur survie dépend de leur visibilité, de l'accès aux pièces et de la confiance. La FBF a choisi d'agir directement sur leur chiffre d'affaires.
2019 : lettre ouverte et pétition pour la survie des artisans de la Kustom Kulture, plus de 8 600 signatures.
Confinement 2020 : un an de partenariat offert aux ateliers et garages custom, sur notre site, notre carte, nos pages et nos courriels.
Une cagnotte « motards solidaires » pour les ateliers et garages custom quand ils étaient fermés.
Faire ses achats de fin d'année chez un pro de notre Kulture, avec une remise pour les licenciés quand il le souhaite.
Une « Main Street » offerte aux Chevaliers et aux artisans sur nos événements, pour montrer leur travail au public.
Quand tu as besoin d'un artisan, d'un garage ou d'un commerçant, fais d'abord appel à un biker : la communauté fait vivre les siens.
Le bouche-à-oreille mis sur une carte
La carte des artisans de la fédé est devenue KustoMap : les ateliers, préparateurs et garages Kustom indépendants, loin des showrooms standardisés, trouvés en un geste autour de soi.

Le droit de créer
Aujourd'hui, une moto ayant subi une transformation notable doit passer une nouvelle réception. Ce droit existe, mais il est trop souvent complexe, coûteux et incertain pour un projet artisanal ou une pièce unique.
Depuis des années, la FBF défend une filière « moto modifiée » claire, traçable et assurée, inspirée des contrôles et expertises pratiqués chez nos voisins européens, ce que nous résumons par un « TÜV à la française ».
Ce sont nos demandes : elles ne sont pas encore inscrites dans la loi. C'est le sens de notre combat.
Un patrimoine vivant
La FBF engage une démarche pour faire entrer la pratique vivante de la Kustom Kulture motorisée à l'Inventaire national du patrimoine culturel immatériel. Une démarche longue, menée avec les artisans eux-mêmes, adhérents ou non.
Les ateliers, les gens de métier et leurs pratiques, avec leur accord.
Entretiens et captations avec celles et ceux qui détiennent les savoir-faire.
Motos, pièces, peintures, outils, affiches, films et photos, avec leurs auteurs.
Pinstriping, aérographie, débosselage, soudure, usinage, sellerie, gravure.
Stages, ateliers entre générations, portes ouvertes, jumelages entre artisans.
Musées techniques, écoles, chercheurs, archives et festivals.
La reconnaissance culturelle est un processus officiel, pas un label automatique : notre premier objectif reste la sauvegarde réelle des gestes et leur transmission.
Rouler libres
La Kustom Kulture vit sur la route. La FBF porte aussi les combats qui touchent chaque motard.
En vigueur depuis le 15 avril 2024. Nous demandons une évaluation publique de son efficacité, des tarifs transparents et un traitement clair des motos légalement modifiées.
Des études d'impact sur les motos selon leur usage réel, des dérogations lisibles et des aides adaptées aux revenus.
Les motards représentent 21 % des tués sur la route pour moins de 2 % du trafic : audit des dispositifs agressifs, ralentisseurs non conformes, glissières protectrices.
Des contrôles précis, des seuils publiés et un droit à la contestation. Les échappements volontairement excessifs ne sont pas notre combat.
Réparabilité, réemploi et accès aux pièces : faire durer une moto, c'est aussi faire vivre un atelier.
Des communes qui accueillent les bikers et font vivre leurs commerces, avec une charte et des pilotes volontaires.
La sauvegarde de la Kustom Kulture ne sera pas décrétée : elle sera construite, atelier après atelier, commune après commune, dossier après dossier.
Une moto transformée légalement, un artisan qui vit de son métier, un jeune qui apprend ses gestes, une communauté qui se retrouve, un village qui nous accueille : c'est tout cela que nous défendons. Ta licence 2027 donne du poids à ce combat.